Vous vous interrogez sur la médiation, son déroulement ou son utilité ?
Voici les réponses aux questions les plus fréquentes, pour mieux comprendre ce processus de communication bienveillant et constructif.
💭 Quelle est la différence entre la médiation et la thérapie ?
La médiation ne cherche pas à analyser le passé.
Elle se tourne vers l’avenir, dans une démarche concrète visant à restaurer un dialogue apaisé et à trouver des accords durables répondant aux besoins de chacun.
Contrairement à la thérapie, la médiation réunit plusieurs personnes autour d’un médiateur impartial.
Le médiateur ne prend pas parti, n’interprète pas, et n’analyse pas le vécu individuel.
Il agit comme un passeur de parole, facilitant les échanges pour que chacun puisse s’exprimer et être entendu.
⏳ Quelle est la durée d’une médiation ?
La durée d’une médiation varie selon la situation et le rythme des échanges.
Certaines médiations aboutissent en deux rencontres, tandis que d’autres nécessitent plusieurs entretiens.
Le processus est adapté aux besoins des participants, mais n’a pas vocation à s’inscrire dans la durée : la médiation vise à rendre chacun autonome dans la gestion de ses relations.
Au fil des séances, les personnes développent leurs propres outils de communication pour dialoguer et résoudre les désaccords sans dépendre du médiateur.
🔒 Le médiateur rédige-t-il un rapport de la médiation ?
Non.
Tout ce qui est dit, écrit ou vécu en médiation est strictement confidentiel.
Aucune information n’est transmise à un tiers sans l’accord explicite des participants — sauf en cas de motif d’ordre public ou pour la protection de l’intérêt supérieur de l’enfant.
La confidentialité est une des bases essentielles de la médiation, garantissant un climat de confiance et de liberté de parole.
🤝 Suis-je obligée d’accepter une médiation ?
Non.
La médiation repose sur le libre consentement.
Chacun est libre d’y entrer, d’y participer et d’y mettre fin à tout moment.
C’est cette liberté qui rend le processus authentique et constructif.
📞 Et si l’autre personne refuse la médiation ?
Il est souvent utile que le médiateur prenne contact directement avec la personne réticente.
Cela lui permet d’expliquer le cadre, le rôle du médiateur et de répondre à ses questions.
Cette première approche permet fréquemment de dissiper les appréhensions ou les idées reçues sur la médiation.
De nombreux refus initiaux proviennent simplement d’une méconnaissance du processus.
⚖️ Et si aucun accord n’est trouvé, est-ce un échec ?
Non, pas du tout.
Même sans accord formalisé, la médiation permet souvent de mieux comprendre la situation, de clarifier les points de vue et de retrouver une communication plus sereine.
Il est possible d’aboutir à un accord partiel, transmis ensuite aux avocats pour avis.
Des parents peuvent s’accorder sur la garde alternée de leurs enfants, mais rester en désaccord sur la prestation compensatoire.
Dans ce cas, la médiation reste bénéfique : elle améliore la relation parentale et le bien-être des enfants.
👧 Les enfants peuvent-ils participer à la médiation familiale ?
Oui, dans certains cas.
Le médiateur peut proposer la participation des enfants si cela lui semble pertinent et sécurisant.
Cette participation se fait avec l’accord des deux parents titulaires de l’autorité parentale et dans un cadre adapté à l’âge et à la maturité de l’enfant.
Le médiateur définit, après concertation avec les parents, les conditions d’expression de l’enfant :
- un entretien individuel,
- et/ou un temps d’échange en présence des parents.
L’objectif est d’offrir un espace d’écoute respectueux, sans transférer la responsabilité des décisions aux enfants.
Les parents restent décideurs des choix relatifs aux besoins de leur(s) enfant(s).
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